Au sommaire · 10 parties
- 01Combien produisent des panneaux solaires en hiver par rapport à l’été ?
- 02Neige : enlever ou laisser fondre ?
- 03Le froid améliore-t-il le rendement des panneaux solaires (jusqu’à -25°C) ?
- 04Les panneaux solaires résistent-ils au verglas et à la grêle ?
- 05Surveillance via app, alertes
- 06Faut-il une maintenance hivernale spéciale pour des panneaux solaires ?
- 07Production minimale moyenne décembre/janvier IDF
- 08FAQ
- 09Pour aller plus loin
- 10Sources et méthode
En bref : oui, des panneaux solaires produisent en hiver, environ trois à quatre fois moins qu’en été. En Île-de-France, 1 kWc produit 1 100 kWh par an (PVGIS 5.2, JRC) et une installation de 6 kWc donne encore environ 5 à 7 kWh par jour en décembre et janvier, valorisés 0,2001 € le kWh s’ils sont autoconsommés (tarif bleu, CRE, 1er août 2026). Le bilan des panneaux solaires en hiver se lit donc en kWh, pas en idées reçues, et rien n’oblige à attendre le printemps : voir quand installer des panneaux solaires en 2026.
« Les panneaux solaires ne fonctionnent pas l’hiver. » Faux. « La neige détruit les panneaux. » Faux. Voici ce qui se passe vraiment entre décembre et février, avec les chiffres.

Combien produisent des panneaux solaires en hiver par rapport à l’été ?
En Île-de-France, des panneaux solaires produisent en hiver environ trois à quatre fois moins qu’en été (ratio 1/3 environ sur la saison), pour un total annuel de 1 100 kWh par kWc installé (PVGIS 5.2, JRC, plein sud, 35°) : la production baisse avec la durée du jour et la hauteur du soleil, pas avec le froid.
La production solaire suit le rythme du soleil. Pour Paris :
| Mois | Production typique 1 kWc (kWh) | |
|---|---|---|
| Janvier | 34 | |
| Février | 54 | |
| Mars | 88 | |
| Avril | 107 | |
| Mai | 136 | |
| Juin | 156 | |
| Juillet | 151 | |
| Août | 131 | |
| Septembre | 107 | |
| Octobre | 73 | |
| Novembre | 39 | |
| Décembre | 24 |
Soit 24 à 54 kWh/kWc/mois en hiver contre 131 à 156 kWh/kWc/mois en été (1 100 kWh/kWc sur l’année) : un ratio d’environ 1 à 3-4.
Pour une 6 kWc à Paris :
- Juin : ~940 kWh
- Décembre : ~145 kWh
- Année complète : 6 600 kWh
L’hiver, vous produisez moins, mais vous consommez plus (chauffage, éclairage). C’est l’autoconsommation directe qui fonctionne quand même bien (taux peut monter à 60-70 % en hiver vs 40 % en été).
Chaque kWh produit en hiver et consommé sur place évite d’acheter 0,2001 € TTC au tarif bleu (CRE, 1er août 2026), contre 0,011 € s’il est vendu (arrêté du 1er juin 2026, photovoltaique.info). Cette saisonnalité compte aussi pour le stockage : une batterie solaire se dimensionne sur la plus petite de deux valeurs, la consommation du soir et le surplus de la journée. En hiver, la maison consomme presque toute la production et le surplus est faible : la batterie se remplit peu, et c’est d’avril à septembre qu’elle travaille vraiment.

Neige : enlever ou laisser fondre ?
Réponse courte : laisser fondre.

Pourquoi :
- Les panneaux sont inclinés à 15-45° : la neige glisse seule en quelques jours.
- La chaleur résiduelle des panneaux + la convection de l’air accélèrent la fonte.
- Tenter d’enlever la neige avec un balai-brosse ou une raclette = risque de rayer les cellules.
- Monter sur un toit enneigé = danger mortel.
À Paris, une chute de neige typique fond en 2-4 jours sans intervention. Vous perdez ~10-30 kWh, soit 2 à 6 € au tarif bleu de 0,2001 €/kWh : pas de quoi prendre un risque.
Cas particulier : montagne (Alpes, Pyrénées, Massif Central) : si neige permanente plusieurs semaines, prévoir un système de traceurs chauffants ou une inclinaison > 45° pour favoriser glissade.
Calcul FreXolaire de cette perte : 2 à 4 jours de couverture, multipliés par les 5 à 7 kWh qu’une installation de 6 kWc produit par jour en plein hiver en Île-de-France, donnent 10 à 28 kWh non produits, soit 2 à 6 € d’électricité au tarif bleu (CRE, 1er août 2026). Le tableau ci-dessous résume l’effet de chaque phénomène hivernal.
| Phénomène | Effet sur la production | Que faire |
|---|---|---|
| Neige | Production quasi nulle tant que la couche couvre les cellules ; fonte en 2 à 4 jours à Paris | Laisser fondre, ne jamais monter sur le toit |
| Froid sec et ensoleillé | Rendement supérieur : environ +7,5 % à 0 °C de cellule par rapport à 25 °C | Rien |
| Givre matinal | Retard de quelques heures, le givre s’évapore au soleil | Rien |
| Grêle | Modules testés à la bille d’acier de 25 mm à 23 m/s (IEC 61215) | Contrôle visuel après un orage, déclaration à l’assurance habitation en cas de casse |
| Ciel couvert | Il reste environ 10 à 20 % de la production grâce à la lumière diffuse | Rien |
Source : norme IEC 61215 ; coefficient de température de -0,3 % par °C (valeur typique des fiches fabricants) ; synthèse FreXolaire des sections de cet article.
Le froid améliore-t-il le rendement des panneaux solaires (jusqu’à -25°C) ?
Oui : avec un coefficient de température typique de -0,3 % par °C, une cellule photovoltaïque à 0 °C produit environ 7,5 % de plus qu’à 25 °C, à éclairement égal ; en hiver, c’est le manque de lumière, et non le froid, qui réduit la production.
Contrairement à ce qu’on imagine, les panneaux solaires fonctionnent mieux par temps froid. Coefficient de température typique : -0,3 % par °C au-dessus de 25°C.
| Température cellule | Performance vs nominal | |
|---|---|---|
| 0°C | +7,5 % | |
| 25°C (référence) | 100 % | |
| 50°C (plein été) | -7,5 % | |
| 70°C (toiture sombre canicule) | -13,5 % |
Le soleil d’hiver à -5°C produit autant qu’un soleil de printemps à 20°C, à éclairement équivalent.

Les panneaux solaires résistent-ils au verglas et à la grêle ?
Oui : les panneaux certifiés IEC 61215 sont testés à l’impact d’une bille d’acier de 25 mm lancée à 23 m/s (environ 80 km/h) et à une charge de neige de 5 400 Pa, soit environ 540 kg par m² ; le verglas et le gel n’abîment pas un module correctement posé.
Les panneaux modernes sont certifiés IEC 61215 :
- Résistance grêle : bille acier 25 mm @ 23 m/s (~80 km/h).
- Résistance neige : 5 400 Pa (~540 kg/m²).
- Résistance vent : 2 400 Pa.
En pratique, des panneaux Tier 1 (Jinko, JA Solar, DMEGC) résistent à des grêles violentes sans casse. Les sinistres assurance « grêle PV » sont marginaux en France. Pour une toiture très exposée (montagne, secteur à orages de grêle fréquents), il existe des modules renforcés, comme le Trina Vertex S+ 465 W en version Shield, certifié grêle HW4.
Les épisodes extrêmes (grêlons de plus de 25 mm, tempêtes, canicule) sont détaillés dans notre article grêle, tempête, canicule, neige : ce que supportent vraiment les panneaux solaires, et la prise en charge des dommages dans notre guide panneaux solaires et assurance habitation.
Surveillance via app, alertes
Tous les onduleurs Tier 1 modernes (Enphase IQ8, Huawei FusionSolar, Fronius Solar.web, SolarEdge mySolarEdge) intègrent un monitoring :
- Production en temps réel.
- Alertes si production anormalement basse (panneau ombragé, panne onduleur).
- Comparatif théorique vs réel (basé sur PVGIS).
L’hiver, surveillez :
- Si chute brutale de production sans neige → vérifier onduleur (alarme).
- Si production stable mais nulle → couverture totale (neige longue durée).

Faut-il une maintenance hivernale spéciale pour des panneaux solaires ?
Non : des panneaux solaires ne demandent aucun entretien particulier en hiver ; une vérification par an, idéalement au printemps, suffit (inspection des panneaux et des fixations, nettoyage si besoin, contrôle de l’onduleur et des connecteurs).
Aucune maintenance spécifique hiver. Juste, une fois par an (printemps idéalement) :
- Inspection visuelle : panneaux, fixations, câbles.
- Nettoyage : si encrassement (pollens, pollution, fientes).
- Vérification onduleur : LED état, ventilateur fonctionnel.
- Test connectique : pas de connecteur MC4 oxydé.
Pour les pros, voir notre guide maintenance photovoltaïque entreprise qui couvre la norme NF EN 62446-1.
Pour la fréquence et la méthode de lavage (eau déminéralisée, pas de nettoyeur haute pression), voir notre guide du nettoyage des panneaux solaires.
Production minimale moyenne décembre/janvier IDF
Pour une 6 kWc bien orientée à Paris :
- Décembre : ~145 kWh sur 31 jours = ~5 kWh/jour (couvre 50 % de la conso quotidienne).
- Janvier : ~205 kWh sur 31 jours = ~7 kWh/jour.
C’est faible, mais pas nul. Sur l’année, le bilan s’équilibre grâce aux mois d’avril à septembre. Rappel du cadre 2026 : la prime à l’autoconsommation est supprimée pour les nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026 et le surplus n’est plus racheté que 1,1 c€/kWh HT — l’essentiel de la rentabilité vient donc de l’électricité autoconsommée (environ 0,2001 €/kWh TTC évités), y compris l’hiver où votre consommation est la plus forte.
FAQ
La grêle peut-elle casser un panneau ?
Très rarement (norme IEC 25 mm). Les sinistres « grêle PV » sont marginaux en France. Couvert par votre assurance habitation MRH.
Faut-il enlever la neige ?
Non. Trop dangereux et inutile (fond en 2-4 jours). Sauf cas montagne extrême.
Le givre matinal pose-t-il problème ?
Non. Le givre s’évapore en quelques heures dès le soleil levé.
La production peut-elle être nulle en décembre ?
Quasi jamais. Même par temps couvert, ~10-20 % de la production reste (lumière diffuse).
La neige est-elle un cas d’assurance ?
Si tempête de neige cause une casse de structure ou d’un panneau, oui — couvert par MRH habitation (à vérifier dans votre contrat).
Une batterie solaire est-elle utile en hiver ?
Peu : en hiver, une maison consomme presque toute la production de ses panneaux en journée, si bien que le surplus à stocker est faible. Une batterie travaille surtout d’avril à septembre ; posée avec les panneaux dans la même opération, elle fait passer toute l’installation à 20 % de TVA (photovoltaique.info, page « Taux de TVA »).
Vous voulez vérifier que votre installation produit bien tout l’hiver ? Demandez l’option monitoring temps réel avec FreXolaire.
Sources : PVGIS, norme IEC 61215, photovoltaique.info, arrêté tarifaire en vigueur.
Sources complémentaires : PVGIS 5.2 (JRC), 1 100 kWh/kWc/an en Île-de-France, plein sud, 35°, 14 % de pertes ; CRE, délibération n° 2026-147 du 15 juillet 2026, tarif bleu base à 0,2001 €/kWh TTC au 1er août 2026 ; arrêté du 1er juin 2026 (photovoltaique.info), rachat du surplus à 1,1 c€/kWh.
Pour aller plus loin
Référence indépendante recommandée : les définitions de l’autoconsommation (photovoltaique.info).
- Intégration au bâti ou surimposition : que choisir en 2026
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- Estimez votre production avec notre simulateur solaire gratuit ou parcourez la boutique de matériel.
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Un projet solaire ? FreXolaire, installateur photovoltaïque RGE QualiPV à Paris, en Île-de-France et partout en France, vous conseille gratuitement : 07 69 49 67 57 ou devis gratuit en ligne.
Sources et méthode
Méthode : publié le , mis à jour le . Guide rédigé par Charbel Ephrem, président fondateur d’EoCube SAS (FreXolaire), entreprise certifiée RGE QualiPV par Qualit’EnR (certificat QPV/75983). Base de calcul : production de 1 100 kWh par kWc et par an en Île-de-France (PVGIS 5.2, plein sud, 35°, 14 % de pertes) ; électricité achetée 0,2001 € TTC le kWh (tarif bleu, option base) ; surplus racheté 1,1 c€ le kWh. Ce sont des hypothèses de calcul, pas une promesse : production et économies réelles dépendent de la toiture (orientation, inclinaison, ombrages) et de la consommation du foyer. Une erreur ou un chiffre à actualiser ? Écrivez-nous.
- PVGIS (joint-research-centre.ec.europa.eu)
- photovoltaique.info
- arrêté tarifaire en vigueur (photovoltaique.info)
- les définitions de l'autoconsommation (photovoltaique.info)



