Au sommaire · 7 parties
- 01Que captent les panneaux solaires sous les nuages ?
- 02Pourquoi calculer la production solaire à l’année, jamais au jour le jour ?
- 03Un jour frais et voilé est-il mauvais pour des panneaux solaires ?
- 04Comment adapter son autoconsommation solaire aux jours gris ?
- 05Ce qu’il faut retenir
- 06Questions fréquentes
- 07Sources
En bref : oui, des panneaux solaires produisent par temps nuageux grâce au rayonnement diffus, mais nettement moins qu’en plein soleil. Ces jours gris sont déjà comptés dans les moyennes annuelles : en Île-de-France, 1 kWc produit 1 100 kWh par an (PVGIS 5.2, JRC), soit 6 600 kWh pour 6 kWc, environ 18 kWh par jour en moyenne (calcul FreXolaire).
« Et quand il n’y a pas de soleil ? » Les panneaux photovoltaïques ne s’arrêtent pas avec les nuages : ils convertissent la lumière, pas la chaleur ni le ciel bleu. Par temps couvert, la production baisse — nettement — mais elle ne tombe pas à zéro, et surtout, elle est déjà comptée dans les estimations annuelles sérieuses. Voici ce qui se passe réellement au-dessus de votre toiture un jour gris.
Que captent les panneaux solaires sous les nuages ?
Sous les nuages, les panneaux solaires captent le rayonnement diffus, c’est-à-dire la lumière dispersée par l’atmosphère et les nuages : la part directe du soleil disparaît, la production baisse fortement, mais elle ne tombe pas à zéro tant qu’il fait jour.
Le rayonnement solaire qui atteint un panneau se compose d’une part directe (le faisceau du soleil) et d’une part diffuse (la lumière dispersée par l’atmosphère et les nuages). Par ciel couvert, la composante directe disparaît mais la composante diffuse demeure : c’est elle qui fait qu’il fait jour, et c’est elle que les cellules convertissent. Les bases de données publiques d’irradiation, comme PVGIS de la Commission européenne, mesurent précisément ces deux composantes pour chaque point du territoire — c’est sur elles que reposent les simulations fiables.
En pratique, l’ordre de grandeur à retenir : un voile nuageux léger laisse passer une production substantielle ; un ciel bas et sombre de novembre la réduit à une fraction de la puissance nominale. Entre les deux, tous les intermédiaires existent — un ciel de traîne avec ses éclaircies peut même créer de brefs pics de production supérieurs à la normale, quand le rayonnement direct s’ajoute à la réflexion sur les bords des nuages.
Pourquoi calculer la production solaire à l’année, jamais au jour le jour ?
Parce que les moyennes annuelles de production solaire, comme les 1 100 kWh par kWc et par an de l’Île-de-France (PVGIS 5.2, JRC), sont calculées à partir de longues séries météorologiques locales qui contiennent déjà tous les jours nuageux.
Raisonner sur « un jour nuageux » n’a pas de sens économique : personne ne dimensionne une installation pour le 15 novembre. Les estimations de production s’expriment en kWh par an, à partir de décennies de données météorologiques locales qui incluent, par construction, tous les jours gris. Quand notre simulateur annonce une production annuelle pour votre adresse, les nuages de votre région y sont déjà — c’est précisément ce qui distingue une simulation localisée d’une promesse commerciale. Exemple parlant : réputées pluvieuses, les Pyrénées-Atlantiques produisent davantage que Paris, comme le montre notre guide des panneaux solaires au Pays basque et à Pau.

La vraie variable saisonnière, c’est la combinaison jour plus court + soleil plus bas + ciel plus couvert de l’hiver : notre article dédié aux panneaux solaires en hiver chiffre cette saisonnalité et explique pourquoi elle n’empêche pas la rentabilité.
Le tableau suivant traduit ces moyennes annuelles, nuages compris, en production quotidienne moyenne. Il montre aussi qu’à l’échelle du pays, le parc solaire a produit en 2025 l’équivalent de 13,6 % de sa puissance maximale en continu, contre 12,8 % en 2024 : d’une année à l’autre, la météo fait varier la production de quelques pour cent, pas de moitié.
| Zone | Production annuelle par kWc, jours nuageux compris | Pour 6 kWc | Moyenne par jour pour 6 kWc |
|---|---|---|---|
| Île-de-France | 1 100 kWh | 6 600 kWh | 18,1 kWh |
| Bretagne, Strasbourg, Champagne | 1 050 kWh | 6 300 kWh | 17,3 kWh |
| Parc solaire français en 2025 (facteur de charge 13,6 %) | ≈ 1 190 kWh par kW installé | ≈ 7 150 kWh | ≈ 19,6 kWh |
Source : PVGIS 5.2 (JRC, Commission européenne), plein sud, 35°, 14 % de pertes ; RTE, Bilan électrique 2025, publié en mars 2026, pour le facteur de charge. Conversions en kWh par jour et par kW calculées par FreXolaire (production annuelle ÷ 365 ; 13,6 % × 8 760 h). Le facteur de charge national inclut les grandes centrales du Sud et n’est pas directement comparable à une toiture. Méthode détaillée dans notre guide PVGIS : estimer sa production solaire et notre carte de la production solaire par région.
Un jour frais et voilé est-il mauvais pour des panneaux solaires ?
Pas autant qu’on le croit : une cellule photovoltaïque perd en rendement quand elle chauffe, si bien qu’à luminosité égale un jour frais de printemps produit davantage qu’une journée de canicule.
Détail contre-intuitif : les cellules photovoltaïques perdent en rendement quand elles chauffent (de l’ordre de 0,3 à 0,4 % par degré au-dessus de 25 °C de température de cellule selon les technologies). Un jour frais et lumineux de printemps est ainsi plus favorable qu’une canicule d’août à luminosité égale. Les technologies récentes type TOPCon affichent des coefficients de température améliorés — notre article sur les panneaux TOPCon en parle — et notre dossier météo extrême traite le versant canicule.
Comment adapter son autoconsommation solaire aux jours gris ?
Les jours gris, la production solaire couvre d’abord la consommation permanente de la maison ; on décale les gros appareils (ballon d’eau chaude, lave-linge, recharge du véhicule) sur les éclaircies annoncées par la supervision, car chaque kWh consommé sur place évite 0,2001 € d’achat au réseau, contre 0,011 € s’il est revendu (CRE, 1er août 2026 ; arrêté du 1er juin 2026).
Depuis la réforme de juin 2026, l’enjeu n’est plus de produire un maximum absolu mais de consommer un maximum de ce qu’on produit. Les jours couverts, la production réduite couvre d’abord le talon de consommation permanent (froid, veilles, box) ; le pilotage des gros consommateurs — ballon d’eau chaude en heures solaires, recharge du véhicule, lave-linge — se concentre naturellement sur les bonnes fenêtres, que les applications de supervision annoncent désormais à partir des prévisions météo. Le couplage avec un ballon thermodynamique et la batterie virtuelle sont les deux compléments les plus efficaces pour lisser ces variations.
Une batterie physique ne fabrique pas d’énergie les jours gris : elle stocke le surplus des journées claires pour le soir. Une batterie de 10 kWh posée coûte 4 500 à 7 500 € TTC, avec une TVA de 20 % ; le calcul de sa rentabilité figure dans notre guide de la batterie solaire. Pour situer votre région, la production nationale et l’autoconsommation sont suivies trimestre par trimestre dans nos statistiques du photovoltaïque en France en 2026 : au 2e trimestre 2026, le parc a produit 14,1 TWh, 18 % de plus qu’un an plus tôt (SDES, 4 septembre 2026).

Ce qu’il faut retenir
Un ciel couvert réduit la production, il ne l’annule pas ; les estimations annuelles localisées intègrent déjà la météo réelle de votre région ; et la fraîcheur compense partiellement la grisaille. La question utile n’est donc pas « produit-on par temps nuageux ? » mais « que produit ma toiture sur une année, chez moi ? » — réponse en deux minutes avec notre simulateur gratuit, ou en détail avec un devis FreXolaire sous 48 h ouvrées.
Questions fréquentes
Les panneaux solaires produisent-ils par temps couvert ?
Oui, grâce au rayonnement diffus : la lumière dispersée par les nuages est convertie même sans soleil direct. La production baisse nettement un jour gris mais ne tombe pas à zéro, et elle est déjà intégrée dans les estimations annuelles sérieuses.
Pourquoi calculer la production à l’année plutôt qu’au jour le jour ?
Parce que les journées grises et ensoleillées se compensent : le productible annuel, par exemple environ 1 100 kWh par kWc en Île-de-France, intègre déjà la météo moyenne de la région. Juger une installation sur une semaine de novembre n’a aucun sens.
Le froid améliore-t-il le rendement des panneaux ?
Oui : un panneau produit mieux quand sa cellule est fraîche, ce qui explique les excellentes journées claires de printemps et d’automne. À ensoleillement égal, un jour frais et lumineux peut battre un jour de canicule.
Combien produit un panneau solaire par jour en moyenne, nuages compris ?
En Île-de-France, 1 kWc produit 1 100 kWh par an selon PVGIS 5.2 (JRC), soit environ 3 kWh par jour en moyenne sur l’année, jours nuageux compris (calcul FreXolaire). L’été dépasse nettement cette moyenne, les jours couverts de novembre restent bien en dessous.
Peut-on prévoir sa production solaire avec la météo ?
Oui, à court terme : les applications de supervision des onduleurs s’appuient sur les prévisions météo pour annoncer les heures de bonne production, ce qui permet d’y programmer le ballon d’eau chaude ou le lave-linge. Pour une estimation annuelle, utilisez plutôt PVGIS ou un simulateur basé sur les données de votre adresse.
Le matériel que nous posons en 2026
Pour les projets résidentiels, nous installons des modules TOPCon bi-verre comme le Jinko Tiger Neo tout noir (discret sur les toitures visibles) ou le DMEGC Infinity RT 3.0 bifacial de 470 Wc pour les toitures dégagées, avec un onduleur hybride Huawei SUN2000 qui accepte une batterie ultérieure. Les références et leurs fiches techniques sont dans la boutique FreXolaire.
Sources
- PVGIS 5.2, Commission européenne (JRC) : production par kWc selon la localisation, plein sud, 35°, 14 % de pertes
- RTE, Bilan électrique 2025, rapport complet, publié en mars 2026 : facteur de charge du parc solaire (13,6 % en 2025, 12,8 % en 2024)
- SDES, Tableau de bord : solaire photovoltaïque, 2e trimestre 2026, publié le 4 septembre 2026
- CRE, délibération n° 2026-147 du 15 juillet 2026 : tarif bleu base à 0,2001 €/kWh TTC au 1er août 2026 ; arrêté du 1er juin 2026 (photovoltaique.info) : surplus racheté 1,1 c€/kWh
Méthode : publié le , mis à jour le . Guide rédigé par Charbel Ephrem, président fondateur d’EoCube SAS (FreXolaire), entreprise certifiée RGE QualiPV par Qualit’EnR (certificat QPV/75983). Base de calcul : production de 1 100 kWh par kWc et par an en Île-de-France (PVGIS 5.2, plein sud, 35°, 14 % de pertes) ; électricité achetée 0,2001 € TTC le kWh (tarif bleu, option base) ; surplus racheté 1,1 c€ le kWh. Ce sont des hypothèses de calcul, pas une promesse : production et économies réelles dépendent de la toiture (orientation, inclinaison, ombrages) et de la consommation du foyer. Une erreur ou un chiffre à actualiser ? Écrivez-nous.



