Au sommaire · 12 parties
- 01Qu’est-ce qui a changé le 5 juin 2026 ?
- 02Sur quoi repose la rentabilité des panneaux solaires en 2026 ?
- 03Combien rapporte une installation de 6 kWc sur une toiture francilienne (exemple chiffré) ?
- 04Que valait le même projet avant la réforme du 5 juin 2026 ?
- 05Le photovoltaïque rapporte-t-il plus qu’un placement financier ?
- 06Faut-il installer dans votre cas ? Cinq situations types
- 07Dans quels cas déconseillons-nous d’installer ?
- 08Et après les 20 ans du contrat ?
- 09Quelles fausses promesses d’aides fuir en 2026 ?
- 10Notre approche : dimensionner pour l’autoconsommation
- 11FAQ : trois questions que l’on nous pose
- 12Sources
Fin de la prime à l’autoconsommation : le calcul change, la rentabilité demeure. En bref : oui, grâce à l’électricité non achetée plutôt qu’à la revente du surplus, rachetée 1,1 c€/kWh. En Île-de-France, 6 kWc à 11 000 € TTC autoconsommés à 60 % font économiser environ 821 € la première année et se remboursent en 12 ans environ (arrêté du 1er juin 2026 ; tarif bleu EDF au 1er août 2026 ; calcul FreXolaire).
La prime à l’autoconsommation a disparu pour les nouvelles demandes, et le surplus injecté sur le réseau n’est plus racheté que 1,1 centime d’euro par kilowattheure. Faut-il pour autant enterrer le photovoltaïque résidentiel ? Non. Mais la rentabilité des panneaux solaires en 2026 obéit à une logique nouvelle, et mieux vaut la comprendre honnêtement avant de signer un devis.

Qu’est-ce qui a changé le 5 juin 2026 ?
L’arrêté tarifaire du 1er juin 2026 a supprimé la prime à l’autoconsommation pour toutes les demandes complètes de raccordement déposées à partir du 5 juin 2026. Pour mémoire, le dernier barème (demandes du 1er avril au 4 juin 2026) accordait :
- 80 €/kWc jusqu’à 9 kWc ;
- 120 €/kWc de 9 à 36 kWc ;
- 60 €/kWc de 36 à 100 kWc.
Les contrats demandés avant cette date conservent leurs droits : la prime y est versée en une seule fois à la première facture pour les installations jusqu’à 9 kWc, et à hauteur de 80 % la première année puis 5 % par an pendant quatre ans au-delà de 9 kWc. Mais pour tout nouveau projet, elle n’existe plus.
Deuxième bascule : le tarif d’achat. Depuis le 5 juin 2026, un tarif unique de 1,1 c€/kWh HT s’applique aux installations jusqu’à 100 kWc, en vente du surplus comme en vente totale. Il est indexé à +2 % par an sur toute la durée du contrat de 20 ans, et la dégressivité trimestrielle des anciens arrêtés est supprimée. À noter : la vente totale n’est plus soutenue du tout pour les installations de 9 kWc ou moins depuis le 28 mars 2025, et l’ancien tarif d’environ 0,04 €/kWh garanti 20 ans ne vaut que pour les contrats demandés avant le 5 juin 2026.
Traduction concrète : un surplus de 4 000 kWh par an rapporte désormais 44 € la première année. Vendre son électricité n’est plus un modèle économique, c’est un appoint symbolique.

Sur quoi repose la rentabilité des panneaux solaires en 2026 ?
En 2026, la rentabilité des panneaux solaires repose sur l’électricité consommée sur place : chaque kWh autoconsommé évite 0,2001 € TTC au tarif bleu, contre 0,011 € pour un kWh revendu, soit un rapport d’environ 18 (EDF, tarif bleu au 1er août 2026 ; arrêté du 1er juin 2026). Les chiffres nationaux sont dans nos statistiques du photovoltaïque en France en 2026.
Le calcul a changé de camp. Chaque kilowattheure produit et consommé sur place est un kilowattheure que vous n’achetez pas à votre fournisseur, soit environ 0,2001 €/kWh TTC au tarif réglementé (option Base 6 kVA, grille en vigueur depuis le 1er août 2026). Rapporté au 1,1 c€/kWh du surplus, le rapport est de 1 à 18 : l’électricité autoconsommée vaut presque vingt fois plus que l’électricité vendue.
La conséquence est simple : une installation rentable en 2026 est une installation dimensionnée pour être consommée, pas pour injecter. Sans pilotage particulier, un foyer autoconsomme typiquement 20 à 40 % de sa production. Avec un pilotage intelligent — ballon d’eau chaude déclenché aux heures de production, recharge du véhicule électrique en journée, appareils programmés — on dépasse couramment 50 %.
L’État soutient d’ailleurs précisément cette logique via la TVA à 5,5 %, en vigueur depuis le 1er octobre 2025 pour les installations jusqu’à 9 kWc sur bâtiment résidentiel. Les conditions, fixées par l’arrêté du 8 septembre 2025, sont cumulatives : modules bas carbone listés Certisolis (bilan carbone inférieur à 530 kgCO2eq/kWc, moins de 14 mg d’argent par watt, moins de 0,1 % de plomb et de 0,01 % de cadmium), système de gestion d’énergie pilotant de façon autonome au moins deux usages du logement, et pose par un installateur certifié RGE. À défaut, la TVA reste à 20 % — et elle reste à 20 % dans tous les cas pour les batteries.
Combien rapporte une installation de 6 kWc sur une toiture francilienne (exemple chiffré) ?
En Île-de-France, 6 kWc produisant 6 600 kWh par an rapportent environ 759 € la première année à 55 % d’autoconsommation, avec pilotage et TVA à 5,5 %, et se remboursent en 12 ans environ ; sans pilotage, à 30 % d’autoconsommation et TVA à 20 %, le gain tombe à 447 € et le retour à 21 ans (calcul FreXolaire, électricité à 0,2001 € au 1er août 2026 revalorisée de 3 % par an).
Prenons un cas réaliste : une maison en Île-de-France, une installation de 6 kWc bien orientée produisant environ 6 600 kWh par an (vous pouvez affiner ce chiffre avec notre outil de calcul de production photovoltaïque), pour un foyer consommant 8 500 kWh par an.
| 6 kWc à Paris | Sans pilotage (TVA 20 %) | Avec pilotage (TVA 5,5 %) |
|---|---|---|
| Coût installé | ≈ 12 510 € TTC | ≈ 11 000 € TTC |
| Taux d’autoconsommation | ≈ 30 % | ≈ 55 % |
| Économie sur la facture (année 1) | 1 980 kWh × 0,2001 € = 396 € | 3 630 kWh × 0,2001 € = 726 € |
| Vente du surplus (année 1) | 4 620 kWh × 0,011 € = 51 € | 2 970 kWh × 0,011 € = 33 € |
| Gain total année 1 | ≈ 447 € | ≈ 759 € |
| Retour sur investissement* | ≈ 21 ans | ≈ 12 ans |
* Hypothèses : même matériel dans les deux cas (seule la TVA change, le pilotage étant requis pour le taux réduit), électricité à 0,2001 €/kWh TTC revalorisée de 3 % par an, surplus à 1,1 c€/kWh indexé à +2 % par an, sans batterie. Chiffres arrondis, à jour au 7 août 2026.
La lecture honnête : sans pilotage, le retour sur investissement dépasse 20 ans — difficile à défendre. Avec pilotage, condition de toute façon exigée pour la TVA à 5,5 %, on retombe vers 12 ans, dans la fourchette de 11 à 13 ans de notre calcul de référence pour 6 kWc en Île-de-France à 60 % d’autoconsommation (11,4 ans si l’électricité augmente de 3 % par an, 13,4 ans à prix constant).
Que change le taux d’autoconsommation sur le gain annuel ?
Une installation de 6 kWc en Île-de-France rapporte de 322 € à 946 € par an selon que vous consommez sur place 20 % ou 70 % de ses 6 600 kWh annuels, et environ 821 € la première année à 60 % d’autoconsommation (calcul FreXolaire : production PVGIS 5.2 de 1 100 kWh/kWc, kWh évité à 0,2001 € TTC, surplus vendu 1,1 c€/kWh).
Le tarif d’achat ne pilote plus la rentabilité : c’est le taux d’autoconsommation qui la détermine, presque à lui seul. Voici la même installation, sur la même toiture, avec la même production — seul change ce que vous consommez sur place. Base de calcul : 6 kWc en Île-de-France, soit environ 6 600 kWh produits par an, électricité achetée 0,2001 €/kWh TTC, surplus racheté 1,1 c€/kWh.
| Taux d’autoconsommation | kWh autoconsommés | Économie sur la facture | Revente du surplus | Gain annuel total |
|---|---|---|---|---|
| 20 % — aucun pilotage | 1 320 kWh | 264 € | 58 € | 322 € |
| 30 % — usage courant | 1 980 kWh | 396 € | 51 € | 447 € |
| 50 % — usages déplacés en journée | 3 300 kWh | 660 € | 36 € | 697 € |
| 70 % — pilotage et stockage | 4 620 kWh | 924 € | 22 € | 946 € |
Passer de 20 % à 70 % d’autoconsommation fait presque tripler le gain annuel, sans ajouter un seul panneau. C’est là que se joue désormais un projet photovoltaïque : dans le pilotage des usages, plus dans le dimensionnement de la puissance.
Deux lectures à en tirer. D’abord, la revente du surplus perd du poids à mesure que vous progressez : à 70 % d’autoconsommation elle ne pèse plus que 22 € par an, soit 2 % du gain total. Ensuite, un dimensionnement généreux « pour revendre davantage » produit aujourd’hui l’effet inverse de celui recherché — il fabrique du surplus payé 18 fois moins que ce que vous auriez économisé en le consommant.
Que valait le même projet avant la réforme du 5 juin 2026 ?
Avant le 5 juin 2026, la même installation de 6 kWc autoconsommée à 30 % rapportait 1 061 € la première année grâce à une prime de 480 €, puis 581 € par an ; pour une demande déposée depuis, elle rapporte 447 € par an, soit 23 % de gain récurrent en moins (calcul FreXolaire à partir du dernier barème de la prime, pour les demandes du 1er avril au 4 juin 2026).
Pour mesurer l’ampleur de la bascule, reprenons exactement la même installation — 6 kWc en Île-de-France, 6 600 kWh produits, 30 % autoconsommés — selon que la demande complète de raccordement a été déposée avant ou après le 5 juin 2026. Seul le cadre change : le matériel, la toiture et le foyer sont identiques.
| Même installation 6 kWc | Demande avant le 5 juin 2026 | Demande depuis le 5 juin 2026 |
|---|---|---|
| Prime à l’autoconsommation | 480 € (80 €/kWc × 6), versée en une fois | 0 € |
| Tarif de rachat du surplus | ≈ 0,04 €/kWh | 1,1 c€/kWh |
| Revente du surplus (4 620 kWh) | 185 € | 51 € |
| Économie sur la facture | 396 € | 396 € |
| Gain la 1re année | 1 061 € | 447 € |
| Gain les années suivantes | 581 €/an | 447 €/an |
Deux enseignements. Le gain récurrent passe de 581 à 447 € par an, soit −23 % : c’est net, mais ce n’est pas l’effondrement que certains décrivent. En revanche la première année perd 614 €, parce que la prime disparaît d’un seul coup — et c’est cette marche-là, bien plus que le tarif de rachat, qui allonge le retour sur investissement.
Le point à retenir tient en une phrase : la composante du gain qui a le moins bougé est aussi celle qui pèse le plus. Les 396 € d’électricité non achetée sont intacts, et ils progresseront avec le prix de l’électricité. C’est la seule partie du modèle économique qui ne dépend d’aucune décision politique.
Et avec une batterie ?
Une batterie déplace vers le soir une partie du surplus revendu 0,011 €, et chaque kWh déplacé rapporte environ 0,19 €. Mais la TVA change tout : posée dans la même opération que les panneaux, elle fait passer toute l’installation à 20 % ; ajoutée plus tard, dans une opération distincte, elle laisse l’installation initiale à 5,5 %. Calcul FreXolaire sur notre cas de référence (6 kWc en Île-de-France, 6 600 kWh/an, 60 % autoconsommés sans batterie, soit 2 640 kWh de surplus) :
| Scénario | Investissement TTC | Économie la 1re année | Retour à prix constant | Retour si l’électricité augmente de 3 %/an |
|---|---|---|---|---|
| 6 kWc seuls (TVA 5,5 %) | 11 000 € | ≈ 821 € | 13,4 ans | 11,4 ans |
| 6 kWc + batterie 10 kWh posées ensemble (toute l’opération à 20 %) | 17 000 à 20 000 € | ≈ 1 105 à 1 294 € | 13,1 à 18,1 ans | 11,2 à 14,7 ans |
| 6 kWc (TVA 5,5 %), batterie 10 kWh ajoutée dans une opération distincte | 11 000 €, puis 4 500 à 7 500 € pour la batterie (TVA 20 %) | ≈ 1 105 à 1 294 € | 12,0 à 16,7 ans | 10,4 à 13,8 ans |
Source : calcul FreXolaire ; grille de prix FreXolaire au 1er octobre 2026 (6 kWc à partir de 11 000 € TTC ; batterie 10 kWh posée 4 500 à 7 500 € TTC ; 6 kWc + 10 kWh posés ensemble 17 000 à 20 000 € TTC) ; production 1 100 kWh/kWc/an (PVGIS 5.2) ; kWh évité 0,2001 € TTC (EDF, 1er août 2026) ; surplus 0,011 €/kWh indexé de 2 %/an (arrêté du 1er juin 2026) ; batterie déplaçant 1 500 à 2 500 kWh par an, comptée dès la 1re année ; TVA : photovoltaique.info. Sans remplacement d’onduleur ni de batterie.
Le détail des capacités, des prix et du dimensionnement est dans notre guide de la batterie solaire et dans notre rayon batteries solaires.
Le photovoltaïque rapporte-t-il plus qu’un placement financier ?
Pour 6 kWc en Île-de-France à 60 % d’autoconsommation, l’économie de la première année représente 7,5 % de l’investissement (821 € pour 11 000 €, calcul FreXolaire) ; en contrepartie, l’argent reste immobilisé dans la maison et le rendement dépend de la part de la production consommée sur place.
Faut-il installer dans votre cas ? Cinq situations types
Oui pour une maison bien orientée qui consomme en journée, à étudier pour un petit consommateur, non si vous vendez dans les deux ans ou si vous n’avez pas de toiture privative (exemples de calcul FreXolaire).
Cas 1 : maison Île-de-France, 4 personnes, conso 6 500 kWh, toiture sud
OUI : 6 kWc + pilotage des usages, ROI ~11,4 ans, bénéfice 25 ans ~+12 000 € (hypothèse électricité +3 %/an).
Cas 2 : appartement T3 Paris haussmannien, 30 kWh/jour conso
ATTENDRE : pas de toiture privative. Attendre projet collectif copropriété.
Cas 3 : retraités sans gros usages, 3 000 kWh/an
À DISCUTER : 3 kWc OK si engagement long terme et consommation en journée. Sinon, kit balcon plus pertinent.
Cas 4 : famille recomposée nouveau projet maison, RT 2012, 5 000 kWh
OUI absolu : 6 kWc à intégrer dès construction, BEPOS visé.
Pour choisir entre 3, 6 et 9 kWc selon votre consommation, voir notre guide 3, 6 ou 9 kWc : quelle puissance choisir.
Cas 5 : maison à vendre dans 18 mois
NON : ROI insuffisant. L’économie cumulée sur 18 mois ne couvre qu’une petite partie de l’investissement.
Dans quels cas déconseillons-nous d’installer ?
Nous déconseillons d’installer des panneaux solaires quand la consommation annuelle est inférieure à 2 500 kWh, quand le logement est vide en journée sans aucun usage pilotable, ou quand la toiture est fortement ombragée ou orientée au nord : le retour peut alors dépasser 20 ans.
Un installateur qui n’a jamais déconseillé un projet n’est pas un installateur, c’est un vendeur. Depuis la réforme, trois situations ne passent plus le test économique, et nous le disons avant d’établir un devis.
- Consommation annuelle inférieure à 2 500 kWh — il n’y a pas assez d’usage en journée pour absorber la production, et le surplus à 1,1 c€/kWh ne compense rien.
- Absence totale en journée sans aucun usage pilotable — pas de ballon électrique, pas de véhicule à recharger, chauffage au gaz. Le taux d’autoconsommation plafonne vers 20 % et le retour sur investissement dépasse 20 ans.
- Toiture fortement ombragée ou orientée au nord — la perte de productible se cumule désormais à la perte des aides. Avant la réforme, la prime absorbait une partie du handicap ; ce n’est plus le cas.
À l’inverse, les projets qui restent très bons en 2026 ont un point commun : un usage électrique important et déplaçable en journée. Pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, piscine, véhicule électrique rechargé le jour.
Et après les 20 ans du contrat ?
Après les 20 ans du contrat d’achat du surplus, l’installation continue de produire, puisque les modules sont garantis en production 25 à 30 ans : la rentabilité repose alors sur la seule autoconsommation, et il faut prévoir le remplacement de l’onduleur vers 12 à 15 ans.
Le contrat d’achat court sur 20 ans, alors que les modules sont garantis en production 25 à 30 ans. Une installation posée en 2026 produira donc encore une décennie après la fin de son contrat. Deux conséquences pratiques, presque toujours absentes des simulations commerciales.
D’abord, au-delà de la vingtième année, toute la rentabilité repose sur la seule autoconsommation — ce qui, à 1,1 c€/kWh de surplus, change en réalité très peu de choses par rapport au calcul actuel. Ensuite, l’onduleur ne dure pas 25 ans : il faut prévoir un remplacement vers 12 à 15 ans, de l’ordre de 900 à 1 800 € posé selon la puissance et la technologie. Une simulation qui omet cette ligne est incomplète ; nous l’intégrons dans nos chiffrages.
Reste la question du surplus. Puisqu’il ne vaut presque plus rien à la revente, certains se tournent vers la batterie virtuelle, qui promet de le restituer plus tard en kWh. L’arbitrage n’est pas évident et dépend entièrement du coût de l’abonnement : nous l’avons détaillé dans notre dossier sur la batterie virtuelle et son comparatif des offres. FreXolaire ne commercialise aucune offre de ce type et n’a pas de fournisseur partenaire.
Ces hypothèses méritent d’être rejouées dans une simulation de rentabilité solaire sur vos propres chiffres.

Quelles fausses promesses d’aides fuir en 2026 ?
Le photovoltaïque résidentiel n’est éligible ni à MaPrimeRénov’, ni aux CEE, et il n’existe pas de crédit d’impôt photovoltaïque : toute promesse d’installation « financée par l’État » est fausse en 2026 ; la TVA à 5,5 % jusqu’à 9 kWc, sous conditions, reste le seul avantage public national (photovoltaique.info, vérifié en 2026).
Soyons clairs, car certains discours commerciaux ne le sont pas : le photovoltaïque n’est éligible ni à MaPrimeRénov’, ni aux certificats d’économies d’énergie (CEE), ni à l’éco-prêt à taux zéro. Toute promesse du type « installation financée jusqu’à 60 % par les aides de l’État » est indéfendable en 2026. Si un démarcheur vous la sert, changez d’interlocuteur.
Côté impôts, les revenus de la vente d’électricité restent exonérés pour les installations jusqu’à 3 kWc (article 35 ter du CGI) ; au-delà, ils relèvent du micro-BIC avec un abattement de 71 % — un enjeu devenu anecdotique à 1,1 c€/kWh. Enfin, quelques collectivités maintiennent des aides locales ponctuelles : renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre région, sans en faire le pilier de votre plan de financement.
Les conditions exactes du taux réduit sont détaillées dans notre article sur la TVA à 5,5 % sur les panneaux solaires, et les droits acquis des dossiers antérieurs dans notre point sur la prime à l’autoconsommation en 2026.
Notre approche : dimensionner pour l’autoconsommation
Chez FreXolaire, installateur photovoltaïque RGE QualiPV en Île-de-France, ce nouveau contexte n’a pas changé notre méthode, il l’a confortée : nous partons de votre courbe de consommation, pas de la surface de votre toit. Mieux vaut 4 à 6 kWc réellement consommés que 9 kWc injectés à 1,1 centime. Nos solutions résidentielles pour particuliers intègrent des modules bas carbone éligibles à la TVA 5,5 % et un pilotage des usages (eau chaude, recharge, électroménager) pour pousser le taux d’autoconsommation au maximum. Pour l’eau chaude, un routeur solaire est souvent le pilotage le moins coûteux. Et si vous préférez comparer le matériel vous-même, notre boutique en ligne référence panneaux, onduleurs et kits aux prix 2026.

FAQ : trois questions que l’on nous pose
J’ai déposé ma demande avant le 5 juin 2026 : ma prime est-elle perdue ?
Non. Les demandes complètes déposées avant le 5 juin 2026 restent régies par l’ancien cadre : prime au barème en vigueur à la date de la demande, versée en une fois à la première facture jusqu’à 9 kWc. Seules les nouvelles demandes sont concernées par la suppression, et aucun texte n’annonce à ce jour un retour du dispositif.
Faut-il encore signer un contrat de rachat du surplus à 1,1 c€/kWh ?
Oui, dans la plupart des cas : le contrat est gratuit, court sur 20 ans, le tarif est indexé à +2 % par an, et il évite de céder votre surplus au réseau sans aucune contrepartie. Il faut simplement le considérer pour ce qu’il est : un complément marginal, pas le cœur de la rentabilité.
Une batterie rend-elle l’installation plus rentable ?
Elle augmente le taux d’autoconsommation, mais elle est facturée avec une TVA à 20 % et représente un investissement significatif. Notre conseil : commencer par le pilotage des usages, puis étudier la batterie au cas par cas selon votre profil de consommation. Notre FAQ panneaux solaires détaille ces arbitrages.
Quelle installation solaire choisir pour réduire sa facture d’électricité ?
Une installation en autoconsommation avec vente du surplus, dimensionnée sur votre consommation : en Île-de-France, 6 kWc posés à partir de 11 000 € TTC évitent environ 821 € d’électricité par an à 60 % d’autoconsommation, soit un retour d’environ 12 ans. Mieux vaut 4 à 6 kWc réellement consommés que 9 kWc revendus à 1,1 c€/kWh. Une batterie (4 500 à 7 500 € TTC, TVA 20 %) se justifie ensuite si vous consommez surtout le soir ; ajoutée plus tard, elle laisse les panneaux à TVA 5,5 %.
Sources
- photovoltaique.info — Tarifs de vente et primes, installations ≤ 100 kWc
- photovoltaique.info — Aides au photovoltaïque
- Centre de ressources photovoltaïques Hespul / ADEME
Envie d’un chiffrage honnête plutôt que d’une promesse d’aides disparues ? Demandez votre devis gratuit : réponse sous 48 h, étude d’autoconsommation incluse. Vous pouvez aussi nous appeler au 07 69 49 67 57.
Article publié le 27 juillet 2026. Informations à jour au 7 août 2026.
Méthode : publié le , mis à jour le . Guide rédigé par Charbel Ephrem, président fondateur d’EoCube SAS (FreXolaire), entreprise certifiée RGE QualiPV par Qualit’EnR (certificat QPV/75983). Base de calcul : production de 1 100 kWh par kWc et par an en Île-de-France (PVGIS 5.2, plein sud, 35°, 14 % de pertes) ; électricité achetée 0,2001 € TTC le kWh (tarif bleu, option base) ; surplus racheté 1,1 c€ le kWh. Ce sont des hypothèses de calcul, pas une promesse : production et économies réelles dépendent de la toiture (orientation, inclinaison, ombrages) et de la consommation du foyer. Une erreur ou un chiffre à actualiser ? Écrivez-nous.



