MaPrimeRénov’ et panneaux solaires : pourquoi le photovoltaïque n’y a pas droit

« Bonne nouvelle : vous avez droit à MaPrimeRénov’ pour vos panneaux solaires, l’État finance jusqu’à 60 % de l’installation ! » Si vous avez reçu cet appel, raccrochez : cette promesse est tout simplement fausse. Le photovoltaïque n’a jamais été éligible à MaPrimeRénov’, et il ne l’est toujours pas en 2026. Voici ce que disent réellement les textes, comment repérer les discours trompeurs, et surtout quelles aides existent vraiment aujourd’hui.

Maprimerenov panneaux solaires — FreXolaire, installateur photovoltaïque RGE QualiPV
MaPrimeRénov’ et panneaux solaires — illustration

MaPrimeRénov’ exclut le photovoltaïque : ce que disent les textes

MaPrimeRénov’ est le dispositif national de soutien à la rénovation énergétique des logements. Elle finance l’isolation, le changement de système de chauffage (pompe à chaleur, chaudière biomasse), la ventilation ou les rénovations d’ampleur. Les panneaux solaires photovoltaïques, qui produisent de l’électricité, n’entrent dans aucune de ces catégories : ils ne figurent pas dans la liste des travaux éligibles, comme le confirme le centre de ressources national photovoltaique.info (animé par Hespul avec le soutien de l’ADEME).

La confusion vient souvent du solaire thermique : un chauffe-eau solaire ou un système solaire combiné, qui produisent de la chaleur, peuvent bénéficier de MaPrimeRénov’. Les panneaux hybrides sont aidés uniquement pour leur partie thermique. Mais une installation photovoltaïque classique, en autoconsommation ou en vente, ne touche rien de ce dispositif.

Et ce n’est pas tout : le photovoltaïque est également exclu des Certificats d’économies d’énergie (CEE), de l’éco-PTZ, des primes « coup de pouce » et de tout crédit ou réduction d’impôt sur le matériel. Toute personne qui vous affirme le contraire se trompe, ou cherche à vous tromper.

Photographie d illustration : MaPrimeRénov’ et panneaux solaires

Pourquoi les démarcheurs continuent de mentir

Le démarchage abusif reste la première source d’arnaques dans le solaire. Le scénario est rodé : un appel ou une visite se présentant comme un « organisme d’État » ou un « mandataire MaPrimeRénov’ », une promesse d’installation « financée jusqu’à 60 % par les aides », parfois même une offre « à 1 € », et une signature pressée le jour même. Objectif : faire signer un crédit affecté à un prix largement surévalué, en s’appuyant sur des aides qui n’existent pas.

Quelques signaux d’alerte simples :

  • On vous parle de MaPrimeRénov’, de CEE ou d’éco-PTZ pour du photovoltaïque : c’est faux dans 100 % des cas.
  • On vous promet une « prime à l’autoconsommation » : elle est supprimée pour toutes les nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026.
  • On vous annonce un rachat du surplus à un tarif « garanti très rémunérateur » : le tarif actuel est de 1,1 centime d’euro par kWh, un montant symbolique.
  • On vous presse de signer à domicile le jour même, sans devis comparatif ni étude de production sérieuse.

Un installateur honnête vous dira la vérité : en 2026, les subventions directes ont pratiquement disparu, et c’est l’économie d’électricité qui justifie le projet. C’est la position que nous assumons chez FreXolaire, installateur photovoltaïque RGE QualiPV en Île-de-France.

Illustration : MaPrimeRénov’ et panneaux solaires

Les vraies aides au photovoltaïque en 2026

Faisons le tri entre ce qui existe encore et ce qui a disparu (informations à jour au 27 juillet 2026).

DispositifPhotovoltaïque éligible ?Situation en 2026
MaPrimeRénov’NonRéservée à la rénovation énergétique (isolation, chauffage, solaire thermique)
CEE / éco-PTZ / crédit d’impôtNonLe photovoltaïque en est exclu
Prime à l’autoconsommationSuppriméePlus de nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026
TVA à 5,5 %Oui, sous conditions≤ 9 kWc résidentiel, modules bas carbone, pilotage de 2 usages
Tarif d’achat du surplusOui1,1 c€/kWh HT sur 20 ans, indexé +2 %/an
Exonération d’impôt sur le revenuOuiRevenus de vente exonérés si ≤ 3 kWc
Aides localesAu cas par casQuelques collectivités, à vérifier localement

La TVA à 5,5 %, l’aide la plus concrète

Depuis le 1er octobre 2025, les installations résidentielles jusqu’à 9 kWc peuvent bénéficier d’une TVA à 5,5 % au lieu de 20 %. Les conditions, fixées par l’arrêté du 8 septembre 2025, sont cumulatives : modules « bas carbone » figurant sur la liste Certisolis (bilan carbone inférieur à 530 kgCO2eq/kWc, teneurs limitées en argent, plomb et cadmium), système de gestion d’énergie pilotant de façon autonome au moins deux usages du logement, et pose par un installateur certifié. Attention : les batteries de stockage restent, elles, à 20 % de TVA. Sur une installation de 15 000 €, la différence de TVA représente environ 1 800 € d’économie : c’est aujourd’hui la principale « aide » réelle.

Le tarif d’achat : devenu symbolique

Pour toute nouvelle demande déposée depuis le 5 juin 2026, le surplus injecté sur le réseau est acheté 1,1 c€/kWh HT (tarif unique jusqu’à 100 kWc), sur un contrat de 20 ans indexé à +2 % par an. Autrement dit, revendre son électricité ne rapporte presque rien : 1 000 kWh de surplus valent environ 11 €. Les anciens tarifs, comme le 0,04 €/kWh, ne concernent que les contrats demandés avant cette date. Au-delà de 100 kWc, les projets passent par les appels d’offres et le complément de rémunération.

Fiscalité et aides locales

Les revenus de la vente d’électricité sont exonérés d’impôt sur le revenu pour les installations jusqu’à 3 kWc (article 35 ter du CGI) ; au-delà, ils relèvent du régime micro-BIC avec un abattement de 71 %. Enfin, certaines collectivités proposent ponctuellement des aides locales : elles sont rares et à vérifier au cas par cas auprès de votre mairie ou de votre région, jamais sur la parole d’un démarcheur.

Le vrai calcul économique en 2026 : l’autoconsommation

Si les subventions ont disparu, pourquoi le solaire reste-t-il rentable ? Parce que chaque kilowattheure produit et consommé chez vous est un kilowattheure que vous n’achetez pas au réseau, à environ 0,2001 €/kWh TTC (tarif bleu base en vigueur depuis août 2026). Face aux 1,1 c€/kWh du surplus vendu, le rapport est de 1 à 18 : tout l’enjeu est donc de maximiser l’autoconsommation.

Sans pilotage, un foyer autoconsomme typiquement 20 à 40 % de sa production. Avec un pilotage intelligent (chauffe-eau, recharge de véhicule, électroménager décalé) et éventuellement une batterie, ce taux grimpe nettement, et le retour sur investissement se situe entre 8 et 9 ans selon le profil de consommation. Une installation bien dimensionnée valorise aussi le bien immobilier, de l’ordre de +5 à 15 %. Pour estimer votre potentiel réel, utilisez notre simulateur de production photovoltaïque ou découvrez nos solutions résidentielles pour particuliers.

Le matériel que nous posons en 2026

Pour les projets résidentiels, nous installons des modules TOPCon bi-verre comme le Jinko Tiger Neo tout noir (discret sur les toitures visibles) ou le DMEGC Infinity RT 460 Wp bifacial pour les toitures dégagées, avec un onduleur hybride Huawei SUN2000 qui accepte une batterie ultérieure. Les références et leurs fiches techniques sont dans la boutique FreXolaire.

FAQ

MaPrimeRénov’ peut-elle financer une partie de mon projet solaire ?

Non, pas pour le photovoltaïque. Elle peut en revanche financer un chauffe-eau solaire thermique ou un système solaire combiné, ainsi que la partie thermique d’un panneau hybride. Si vous menez une rénovation globale, MaPrimeRénov’ aidera l’isolation ou le chauffage, mais jamais les panneaux photovoltaïques eux-mêmes.

Un démarcheur me promet une installation « financée par l’État », que faire ?

Ne signez rien à domicile le jour même. Demandez un devis écrit, comparez avec au moins un autre professionnel RGE, et vérifiez chaque aide annoncée sur photovoltaique.info ou service-public.fr. En cas de signature, vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours pour un contrat conclu hors établissement. Notre FAQ panneaux solaires répond aux questions les plus fréquentes.

Quelles aides puis-je réellement obtenir en 2026 ?

Pour une installation résidentielle : la TVA à 5,5 % si les conditions sont réunies, l’exonération d’impôt sur les revenus de vente jusqu’à 3 kWc, le tarif d’achat du surplus à 1,1 c€/kWh, et d’éventuelles aides locales. La prime à l’autoconsommation, elle, n’existe plus pour les nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026.

Sources

Vous voulez un chiffrage honnête, sans aides fantômes ni promesses invérifiables ? Contactez FreXolaire pour un devis gratuit sous 48 h, ou appelez-nous au 07 69 49 67 57.

Article publié le 27 juillet 2026. Informations à jour au 27 juillet 2026.

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